Mon marathon de Tokyo

Irun et Asics m’ont comblé en me faisant participé au marathon de Tokyo. Je ne passerai pas sous la barre des 2h45 cette fois ci, l’enchainement des marathons en 2018 en est certainement la cause. Paris, Boston, le marathon du Finistère, Berlin, Chicago, Valence. Les trails de la Pierramenta et la TDS ont eu raison de mes ambitions chronométriques. Je suis conscient que je ne peux pas tout obtenir. J’ai l’opportunité de parcourir le monde, de m’ouvrir de nouveaux horizons, de rencontrer des personnes aussi passionnées que je le suis. Courir un marathon tous les deux mois, en 2h50, en moyenne, sans me blesser…Ce n’est pas une chance donnée à tout le monde. Je n’ai pas battu mon record.

Et alors ? Ce n’est pas une fin en soi. L’essentiel est ailleurs.

I’m a rainy man

Comme un pote un peu lourd, le mauvais temps s’est invité à la fête, sans même amener un pack de bières ! Le vent, la pluie, je connais. Depuis Boston et Chicago, je ne prends plus un départ, sans avoir un vêtement de pluie à portée de main. Même, si je dois abandonner la veste détrempée après seulement 8 km de course. Les premiers kilomètres se passent bien, malgré le vent de face, la foule des participants indisciplinés. Je me prends les pieds dans un vêtement jeté sur la chaussée. Chute sans gravité. Je prends du retard. Alors, je me la joue Pacman au pays de la Borne d’Arcade. J’avale les coureurs à chaque kilomètre. C’est bon pour le moral. Parti en 1657ème position, je terminerai 953ème. J’accélère. Mais, je ne comble pas le temps perdu. Au passage du semi, je comprends que je ne serai pas en mesure d’aller chercher le record. Au 30ème kilomètre, le froid a pris le dessus. Ce ne sera pas pour cette fois. Pas grave. Je m’amuse. Je joue avec la Foule. J’encourage les athlètes que je double. Je boucle l’épreuve en 2h52. ce n’est pas mon meilleur chrono. Mais, certainement, l’un des marathons que j’ai le plus apprécié.

A Tokyo, j’ai décidé d’être heureux…

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